Voici les qualités dont vous avez besoin pour être un leader politique de premier plan

Voici les qualités dont vous avez besoin pour être un leader politique de premier plan

Quelles sont les qualifications qui font un bon leader ? Bizarrement, la question est rarement posée. Pour devenir infirmier, enseignant, policier, médecin, avocat ou conducteur de train, les exigences sont clairement définies. Les critères nécessaires au leadership politique sont vagues, voire inexistants.

Comme je ne suis pas sur le point de me présenter aux élections, voici mon ensemble de qualifications, plus objectives, qui devraient être prises en considération chaque fois qu’il y a un poste vacant au sommet d’un parti politique.

Faut-il devenir politicien et pourquoi ?

Avant de commencer, je fais une observation démodée. La politique est une vocation difficile qui exige des domaines d’expertise distincts. Je ne crois pas que nous aurions de meilleurs politiciens si un plus grand nombre d’entre eux travaillaient d’abord ailleurs.
Lorsque des étrangers entrent en politique, ils ont souvent du mal à s’adapter. Ils font des erreurs parce qu’ils ne comprennent pas les rythmes uniques de la politique, les dangers fatals d’un mot qui n’a pas sa place. Il n’y a nulle part où se cacher. Lorsqu’il y a une crise dans le secteur privé, certaines des personnes les plus importantes disparaissent, refusant toute demande d’entrevue. En politique, ce n’est pas une option. Certains des meilleurs politiciens maîtrisent la politique depuis le début de leur carrière. Il faut faire quelque chose.

Atteindre le sommet exige un éventail titanesque de compétences

Bien sûr, aucun chef ne va pas déclarer qu’il n’est pas à la hauteur de ce qu’il considère comme une composante essentielle du leadership. Mais la communication est vitale, elle marque la différence entre la politique en tant que vocation et la plupart des autres. Les dirigeants doivent trouver un moyen de faire connaître ce qu’ils défendent. Il ou elle doit être, ou devenir, un orateur décent et une personne interviewée engageante.

Il ne sert à rien d’avoir un programme qu’un parti adore s’il est assuré de perdre une élection. Mais si un dirigeant laisse son parti trop loin derrière lui pour tenter d’obtenir un plus grand attrait électoral, il cessera bientôt d’être le chef du parti. Dans les médias, nous exigeons que Cameron fasse « x » ou que Miliband fasse « y » sans reconnaître que s’ils le faisaient, leur parti, ou l’électorat, pourrait se retourner contre eux.

Mais une autre compétence essentielle est de reconnaître quand un espace politique rare s’ouvre à un dirigeant. C’était le génie de Thatcher. Elle a noté qu’avec le schisme du parti travailliste dans les années 1980, elle pouvait aller beaucoup plus loin en suivant ses instincts plus radicaux. Dans ses premières années, elle était plus prudente, allant même jusqu’à promouvoir ses adversaires internes. Mais quand Shirley Williams a quitté le parti travailliste, elle était partie en croisade radicale.

Les dirigeants doivent également posséder une énergie illimitée et la capacité de réagir à des crises inattendues. Il ne suffit pas de donner simplement l’apparence d’audace en cas d’urgence, ou de proclamer l’audace en suivant simplement la mode médiatique. Ils doivent être véritablement courageux et capables de résister à l’orthodoxie. Enfin, surtout en période de crise, un dirigeant doit être indifférent aux critiques et aux attaques des médias. Je ne connais aucun chef qui réponde à cette qualification finale.