La Révolution française et Napoléon

La Révolution française et Napoléon

Des années de mauvaise gestion budgétaire ont contribué à la grave crise financière qui a précipité la Révolution française. Louis XVI, irrésolu et têtu, n’a pas su répondre à l’impérieuse nécessité d’une réforme. Le troisième domaine, qui représentait plus de 97 % de la population, possédait des terres, mais la pauvreté rurale était répandue.

De plus, ce domaine a supporté le lourd fardeau de la fiscalité. Le mécontentement était répandu parmi les travailleurs urbains. La bourgeoisie a contribué à concentrer ce mécontentement sur les domaines privilégiés et a appelé à mettre fin aux abus de l’Ancien Régime, en particulier aux inégalités en matière d’imposition.

L’urgence financière de la monarchie fortement endettée oblige le roi à convoquer les États généraux. Le mauvais temps et les mauvaises récoltes de l’hiver 1788-1789 ont entraîné des demandes de changements radicaux. Lorsque les États généraux se sont réunis, le troisième pouvoir a contesté avec succès la procédure du roi, transformant les États généraux en une Assemblée nationale chargée de rédiger une constitution.

Les révolutions en France

Les soulèvements populaires ont poussé la Révolution à un rythme croissant. L’Assemblée nationale abolit les abus de l’ancien régime et publia en août 1789 la Déclaration des droits de l’homme, qui incarnait les idéaux des Lumières.

En 1791, l’Assemblée nationale avait achevé sa tâche et établi un gouvernement fondé sur la séparation des pouvoirs. Les activités des émigrés français et de Louis XVI et le déclenchement de la guerre en 1792 ouvrent un fossé entre modérés et extrémistes. A Paris, les Jacobins ont mené une révolution municipale qui a abouti à l’abolition de la monarchie.

En 1793, Robespierre, défenseur de la démocratie, impose une dictature à la France. Pendant le règne de la terreur, vingt mille personnes ont été tuées. Appelant à une mobilisation totale et au sacrifice économique, Robespierre et le Comité de la sécurité publique ont organisé une campagne pour pousser les envahisseurs étrangers de France.

Les excès de la Terreur créent les conditions de la chute de Robespierre en juillet 1794. Une nouvelle Constitution de 1795 établit le Directoire, qui assure la domination des classes possédées.

L’arrivé de Napoléon

En 1799, Napoléon a organisé un coup d’État mettant fin au Directoire et établissant le Consulat. Napoléon devint le premier consul à vie en 1802 et empereur en 1804. Il s’empressa de centraliser l’administration impériale et nomma des ministres talentueux à ses fonctions.

Le Code Napoléon incarnait certaines idées de l’Ancien Régime ainsi que des principes révolutionnaires tels que l’égalité de tous les citoyens devant la loi.

En religion, Napoléon a fait la paix avec l’église dans le Concordat de 1802. L’éducation était subordonnée à l’État, des lycées étant créés pour former des administrateurs. Napoléon crée la Banque de France et améliore le recouvrement des impôts.

En Europe, Napoléon a construit un vaste empire. Il a forcé la Prusse, la Russie et l’Autriche à accepter des conditions de paix, ne laissant que la Grande-Bretagne dans la guerre contre la France. L’Empire français était divisé en trois parties : La France et les territoires qu’elle a annexés ; les États satellites français ; et l’Autriche, la Prusse et la Russie. En Allemagne, Napoléon dissout formellement le Saint Empire romain et crée la Confédération du Rhin.

Les efforts de Napoléon pour mener une guerre économique contre la Grande-Bretagne se retournèrent contre lui, faisant du tort à la France et contrariant les puissances neutres. Les mouvements nationalistes en Espagne et en Prusse menacent l’Empire français après 1808.

Lorsque la campagne russe de Napoléon de 1812 s’est terminée en catastrophe pour sa Grande Armée, les nations d’Europe ont formé une nouvelle coalition qui a présidé à la chute de Napoléon. En 1814, les Bourbons ont été rétablis au pouvoir. La légende napoléonienne, cependant, hanterait la France, tout comme les objectifs révolutionnaires de liberté, d’égalité et de fraternité.